Bosser

A présent que les choses commencent à prendre un sens – petit, mais tout de même – je vais pouvoir bosser, plus ou moins tranquillement en tenant compte des choses qui m’échappent quelque peu – dans la mesure du possible.

Entre deux séances de travail, j’irai faire un tour sur Youtube pour voir des vidéos telles que celle-ci, diffusés par AstronoGeek. Abonnez-y vous, elle est vraiment top et j’adore ce mec.

La terre plate… Sans déconner… Et pourtant, plein de gens y croient.

H.T.

Pour Hitomi Tanaka et ses superbes nichons (j’aime beaucoup ce mot) qu’elle caresse voluptueusement. Ah, le plaisir féminin. Il me fait regretter de ne pas être une femme, quelquefois, pour savoir ce que cela fait. L’effet que ça produit. Et quitte à être une femme pourquoi ne pas être lesbienne pour profiter de tous les plaisirs. Celui que l’on donne et celui que l’on reçoit. Celui, aussi, que l’on se donne, comme ici, par exemple.

Je suis vraiment jaloux. Pas vous ?

Fictions

Depuis quelques temps, j’ai du mal à souffler, à respirer, à me poser. Je réagis comme un gamin qui n’a pas ce qu’il veut et qui pique sa crise. J’ai du mal à me résigner. A faire avec. Plutôt à faire sans. Je ne parle pas de femmes, de féminité, je parle d’autre chose. Ma pièce finie, au lieu d’attendre un retour qui n’arrive pas – je devrais dire une partie – j’en ai commencé une autre. Enfin, je travaille sur un canevas, c’est la première étape. Mais je me demande si c’est une bonne idée. Si le sujet de la pièce est une bonne idée, car elle est plutôt visuelle et serait davantage faite pour être développée dans un film ou une série. Et puis, je n’ai pas la fin.

Si les fictions se terminaient comme dans la vie, il n’y aurait que deux possibilités. La séparation provisoire – chacun part de son côté – ou définitive – la mort. Ce qui signifie que les autres fins, telles qu’on les voit dans un film, dans une série ou dans une pièce ou telle qu’on peut les lire, sont bidons, gratuites.

Jean Eustache, auteur, réalisateur

J’aimerais assez une pièce où les personnages s’en vont, nous quittent, sans raison apparente, pour aller ailleurs, faire autre chose, sans nous. Nous, les spectateurs… Et on se retrouverait comme des cons, seuls, abandonnés. Comme dans la vie.

Je ne les connais pas, mais il y a surement des fictions qui se terminent comme ça.

Mais je ne suis pas vraiment convaincu. Et je me dis qu’il faut trouver autre chose parce que, finalement, c’est un peu facile.

La fin justifierait-elle l’ensemble ? Sans doute. Dans le cadre d’une fiction, il est difficile de développer une histoire sans savoir où l’on va. Pour ce qui est de la vie, c’est parce que nous sommes mortels qu’elle nous est précieuse. Si nous étions immortels, elle serait totalement banalisée.

Qu’en pensez-vous ?

Cathédrale, garage et déplacements

C’est l’histoire d’une cathédrale qui a été restaurée. Cette restauration a eu lieu en Allemagne. Elle a donc été envoyée là-bas, dans ce pays. Et à présent, elle revient prendre sa place initiale. Elle se déplace sur un rail à travers les rues, mais une fois arrivée à destination, je la fais repartir en arrière. Je ne sais pas s’il s’agit d’une vraie cathédrale et de vraies rues, car elles sont petites et cela me fait plutôt penser à une maquette. Je la fais revenir en arrière pour la voir arriver de plus loin. Je crois que je fais cela parce que ça m’amuse, mais je n’en suis pas sûr.

Je suis à l’extérieur – en Allemagne, sans doute, mais peut-être pas – sur le bas côté d’une route. Il y a de la terre et de l’herbe desséché.

Je suis dans un garage. Oui, j’ai dû me déplacer en voiture et ma voiture est en panne. Je suis avec une femme, une femme qui est venue avec moi. Le détail m’échappe, mais il y a beaucoup de monde autour de nous et le garagiste nous invite à partager son déjeuner. Je crois que nous mangeons des moules frites. Après le repas, il y a toujours autant d’animation et j’attends la facture. Le garagiste me dit que ça va être long, mais je m’impatiente et le ton monte, un peu. J’ai un problème car je ne suis pas sûr d’avoir assez d’argent sur mon compte pour régler la facture. Mais j’ai un autre compte et je pense donc la payer avec deux cartes bancaires. Le problème est que je me souviens du code de la première mais pas de la seconde.

En attend, je vais me promener dans la ville qui doit se trouver à proximité. D’ailleurs, j’y suis déjà. Quelqu’un m’interpelle. Je tourne la tête sur ma gauche et j’aperçois une femme accoudée à une balustrade en pierre qui se trouve sous une arcade. Cette femme, je la connais depuis très longtemps et il y a très longtemps que je ne l’ai pas vue. Elle me demande de mes nouvelles et me propose un travail, ou elle me parle d’un travail partant du postula que je n’en n’ai pas, ce qui est vrai et faux. Elle me propose de venir chez elle et en cours de route elle me parle d’une connaissance commune – elle me dit son nom, mais je ne m’en souviens plus – qui est en train de mourir et qui voudrait trouver quelqu’un pour filmer sa mort, mais ce n’est pas facile. Je lui dit que le plus simple serait de ne pas filmer sa mort, ce qui réglerait le problème.

Au moment de monter les marches, je m’aperçois que je vais avoir un problème. Si leur hauteur est égale et régulière – enfin, je crois – la première marche est particulièrement étroite – quelques centimètres seulement – les autres s’élargissant au fur et à mesure un peu comme un éventail. Je pose mon pied non pas sur la première marche, ce qui est impossible, mais sur la quatrième ou sur la cinquième et tirant de toutes mes forces sur la rampe, que je saisis à deux mains, je parviens à monter.

Je suis dans un grand appartement dans lequel se trouvent deux personnes. Je me présente. Et je me retrouve avec plusieurs personnes, une dizaine peut-être, ou peut-être plus. La table est dressée pour le déjeuner. Sur la chaise sur laquelle on me propose de m’asseoir, il y a deux coussins très épais. Et je me demande comment je vais pouvoir m’y prendre. C’est beaucoup trop haut. Je dis, alors, que j’ai déjà mangé et que je vais juste grignoter quelque chose pour accompagner les autres convives.

Et je parle de mon retour, car il va falloir que je rentre chez moi. Mais comment ? Il y a un train, mais je dois me préoccuper d’acheter un billet. C’est alors que la femme qui était avec moi au garage me dit qu’il y a des trains régulièrement et que ça ne devrait pas poser un problème. Elle aussi doit rentrer et elle ne semble pas plus inquiète que ça.

Ce n’est pas très bien rédigé, mais on a toujours plus de mal à écrire quand on sait exactement ce que l’on va dire. En fait, je parle surtout pour moi. Et puis, je me suis dépêché de peur d’oublier ce rêve. Et je n’avais pas envie d’y revenir.

La photo est issue de l’épisode 8 de la saison 3 de Twin Peaks.

N’importe qui

Si on me demandait si je suis prêt à baiser avec n’importe qui, je dirais : non, sûrement pas. Avec elle, par contre, je dirais : pourquoi pas. Ou : certainement. C’est l’un des deux.

Je pense à quelqu’un en particulier en écrivant ça. Quelqu’un que j’ai rencontré il y a peu et que j’ai vu à deux ou trois reprises.

Ai-je d’ailleurs ce qu’il faut pour la séduire, j’en doute.

Source : Conan la barbare